Aller au contenu

Site d’information indépendant, non officiel. Pour utiliser votre CPF, passez uniquement par moncompteformation.gouv.fr. Nous ne demandons jamais vos identifiants.

RéponseMis à jour

Bilan de compétences en 2026 : qui peut le payer à votre place ?

Vérifié le par Esteban Canoa, relu par Emile Elie6 sources officielles

En bref

Votre employeur peut payer tout le bilan dans son plan de développement des compétences. Avec le CPF, vos droits paient 1 600 € au plus et vous payez au moins 150 €, sauf exonération.

En vigueurParticipation forfaitaire et exonérations : article L. 6323-7 et décret n° 2026-234

Sur cette page
  1. La réponse
  2. Votre employeur peut le payer entièrement
  3. Avec votre CPF
  4. Si vous êtes demandeur d’emploi
  5. Le conseil en évolution professionnelle
  6. Bilans proposés par téléphone
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

La réponse : selon votre situation

Un bilan de compétences a toujours un prix : 1 930 € en moyenne dans le catalogue de Mon Compte Formation fin 2025, selon la Caisse des Dépôts. Dans plusieurs situations, quelqu’un d’autre peut le payer, en tout ou en partie. Voir aussi le prix d’un bilan de compétences.

Qui peut payer votre bilan de compétencesrègles en vigueur au 19 octobre 2026
Votre situationQui paieCe qui peut rester à votre charge
Votre employeur vous propose un bilanVotre employeur, dans son plan de développement des compétencesRien : le coût est à sa charge
Licenciement économique dans une entreprise d’au moins 1 000 salariésVotre employeur, pendant le congé de reclassementRien : le coût est à sa charge
Vous utilisez votre CPF, avec un abondement de votre employeurVos droits (1 600 € au plus) et l’abondementLa part que ni l’un ni l’autre ne couvre, sans participation
Vous utilisez votre CPF, sans exonérationVos droits, 1 600 € au plusLa participation de 150 € ; si le bilan coûte plus de 1 750 €, la part au-dessus de 1 600 €, participation comprise, selon la lecture la plus probable
Vous êtes demandeur d’emploiVos droits ; France Travail peut compléterLa part que ni vos droits ni France Travail ne couvrent, sans participation

Source : service-public.fr (fiche F3087), Code du travail (articles D. 6323-1 A et L. 6323-7), France Travail · vérifié le

Avant tout bilan, le conseil en évolution professionnelle est un premier pas qui ne vous coûte rien. Ce n’est pas un bilan, mais il aide à savoir si vous en avez besoin : voir plus bas.

Votre employeur peut le payer entièrement

Votre employeur peut vous proposer un bilan dans le cadre de son plan de développement des compétences. Le coût est alors entièrement à sa charge, et votre rémunération est maintenue si le bilan a lieu pendant le temps de travail (service-public.fr, fiche F3087).

Ce bilan demande votre accord. Une convention est signée entre vous, votre employeur et le prestataire, et vous avez dix jours pour la signer. Si vous refusez, ce n’est ni une faute ni un motif de licenciement (article L. 6313-4 du Code du travail).

Vous pouvez aussi en parler vous-même à votre employeur ou au service des ressources humaines. Si votre entreprise, d’au moins 1 000 salariés, envisage votre licenciement économique, un bilan peut être réalisé au début du congé de reclassement, lui aussi à la charge de l’employeur.

Avec votre CPF : au moins 150 €, sauf exonération

Avec votre compte personnel de formation (CPF), vos droits annuels paient 1 600 € au plus pour un bilan, si aucun autre bilan n’a été financé dans les cinq ans qui précèdent votre demande. Pour une demande faite depuis le 2 avril 2026, la participation forfaitaire est de 150 €. Vous ne la payez pas dans ces cas :

  • votre employeur finance une partie du bilan (abondement) ;
  • vous êtes demandeur d’emploi ;
  • vous utilisez des points de votre compte professionnel de prévention (C2P) ;
  • vous bénéficiez d’un abondement lié à une incapacité permanente d’au moins 10 %, après un accident du travail ou une maladie professionnelle.

Votre employeur ou votre opérateur de compétences (OPCO) peut aussi prendre en charge la participation, selon service-public.fr.

Si le bilan coûte plus de 1 750 €, vos droits plafonnés ne suffisent plus : vous payez la part du prix au-dessus de 1 600 €, participation comprise selon la lecture la plus probable. Pour un bilan au prix moyen de 1 930 €, il vous reste 330 €. Une autre lecture, sans base officielle, vous ferait payer jusqu’à 150 € de plus dès que le prix dépasse 1 600 € : 480 € pour ce bilan.

Exemple

Vous êtes salarié, vous avez 3 000 € de droits et le bilan coûte 1 500 €. Sans abondement, vous payez la participation.

1 500 € − 1 350 € de droits = 150 €

Pour le même bilan, si votre employeur en finance une partie, 300 € par exemple, vous êtes exonéré de la participation : vos droits et son financement couvrent les 1 500 €, et vous n’avez rien à payer (article L. 6323-7). Pour le demander, voyez l’abondement du CPF. Les règles complètes sont dans Bilan de compétences avec le CPF.

Si vous êtes demandeur d’emploi

Les demandeurs d’emploi ne paient pas la participation forfaitaire (article L. 6323-7). Si vos droits couvrent le prix d’un bilan, dans la limite de 1 600 €, vous n’avez donc rien à payer.

Votre conseiller France Travail peut vous recevoir pour vérifier qu’un bilan est la bonne étape et vous aider à monter le dossier de financement. L’aide individuelle à la formation (AIF) de France Travail peut financer tout ou partie du bilan. Ce n’est pas un droit automatique : demandez-la avant de vous inscrire. Voir l’aide individuelle à la formation.

Exemple

Vous êtes demandeur d’emploi, vous avez 3 000 € de droits et le bilan coûte 2 000 €. Vos droits paient le plafond de 1 600 €. Les 400 € restants sont à votre charge, sauf si France Travail les prend en charge.

2 000 € − 1 600 € de droits = 400 €

Voir aussi le CPF quand on est demandeur d’emploi.

Le conseil en évolution professionnelle : un premier pas qui ne vous coûte rien

Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est ouvert à tous : salariés, indépendants, demandeurs d’emploi, jeunes, agents publics. Il ne vous coûte rien, selon service-public.fr (fiche F32457). Le conseiller vous aide à faire le point sur votre situation et, si vous le souhaitez, à bâtir un projet avec son plan de financement.

Le conseil est confidentiel : le conseiller ne transmet pas vos informations à votre employeur. Vous pouvez prendre rendez-vous sans son accord, sur votre temps libre. Un accord de branche ou d’entreprise peut prévoir qu’il ait lieu pendant le temps de travail.

Votre conseiller dépend de votre situation, d’après le service mon-cep.org de France compétences :

  • salarié du secteur privé ou travailleur indépendant : un opérateur qui dépend de votre lieu d’habitation, à trouver sur mon-cep.org ;
  • demandeur d’emploi : France Travail ;
  • cadre : l’Apec ;
  • moins de 26 ans : la mission locale ;
  • personne dont le handicap freine l’évolution professionnelle : Cap emploi.

Les agents publics ont leurs propres interlocuteurs : le service des ressources humaines de leur ministère, leur collectivité ou leur centre de gestion, le CNFPT ou l’ANFH, selon leur situation (fiche F32457).

Bilans proposés par téléphone : ne donnez pas suite

Un appel, un SMS ou un message qui vous propose un bilan « pris en charge » par votre CPF doit vous alerter. La loi interdit toute prospection commerciale des titulaires du CPF par téléphone, SMS, e-mail ou réseaux sociaux. Elle interdit aussi toute offre promotionnelle ou rétribution en échange d’une inscription. L’amende peut atteindre 75 000 € pour une personne et 375 000 € pour une entreprise (article L. 6323-8-1).

Ne donnez jamais vos identifiants Mon Compte Formation, même à quelqu’un qui dit vouloir vérifier vos droits. Pour réagir et signaler, voyez les arnaques au CPF.

Qui peut financer votre formation ?

Votre situation et votre projet suffisent : aucune donnée personnelle demandée.

Trouver un financement

Questions fréquentes

Le conseil en évolution professionnelle remplace-t-il un bilan de compétences ?

Non. Le conseiller vous aide à faire le point et à construire votre projet, mais ce n’est pas un bilan au sens du Code du travail. Il peut vous aider à décider si un bilan vous sera utile, puis à trouver son financement.

Mon opérateur de compétences peut-il payer les 150 € de participation ?

Oui. Selon service-public.fr, votre opérateur de compétences ou votre employeur peut prendre en charge la participation forfaitaire.

Je suis demandeur d’emploi : mon bilan peut-il être entièrement pris en charge ?

Oui, si vos droits et, le cas échéant, une aide de France Travail couvrent tout le prix : les demandeurs d’emploi ne paient pas la participation (article L. 6323-7 du Code du travail). Parlez-en à votre conseiller avant de vous inscrire. Selon Mon Compte Formation, si la loi de finances pour 2027 est adoptée en l’état, un demandeur d’emploi paierait la participation de base pour un bilan de compétences ; rien n’est voté au 19 octobre 2026.

Un organisme m’appelle pour me proposer un bilan pris en charge : que faire ?

N’y donnez pas suite. La prospection commerciale des titulaires du CPF est interdite par téléphone, SMS, e-mail et réseaux sociaux (article L. 6323-8-1). Ne communiquez jamais vos identifiants.

Un test d’orientation en ligne vaut-il un bilan de compétences ?

Non. Un bilan se déroule en trois phases avec un prestataire, pendant 24 heures au plus, et se termine par un document de synthèse (articles L. 6313-4 et R. 6313-4). Un questionnaire en ligne peut aider à réfléchir, sans le remplacer.

Sources

  1. service-public.fr · Bilan de compétences d’un salarié du secteur privé, fiche F3087consulté le
  2. service-public.fr · Conseil en évolution professionnelle (CEP), fiche F32457consulté le
  3. France Travail · Bilan de compétences : et si c’était le bon moment pour faire le point ?consulté le
  4. Code du travail numérique · Article L. 6323-7 (participation du titulaire et exonérations)consulté le
  5. Code du travail numérique · Article L. 6323-8-1 (interdiction du démarchage des titulaires du CPF)consulté le
  6. France compétences · Mon conseil en évolution professionnelle : trouver son conseillerconsulté le

Journal des modifications

  1. Publication de la page.

Esteban Canoa

Rédaction · relu par Emile Elie, directeur de la publication

Notre méthode de vérification